Dany, le cul entre deux chaises
par Lyaeos
Daniel Cohn-Bendit l’ex-trublion de mai 68, le révolutionnaire à col blanc, de libertaire devenu libéral, a finalement toujours eu le cul entre deux chaises sans qu’il s’en aperçoive vraiment. Comme bien d’autres en France, il est installé depuis des lustres sur la scène politique. Il ne se différencie guère de la plus part, qu’ils soient de gauche ou de droite puisqu’ils sont tous issus du même moule. Et c’est bien le malheur, lui comme les autres ne savent relayer le malaise des peuples, trop préoccupés qu’ils sont par leur seule fonction. Ou alors ils sont donneurs de leçons et se complaisent par de petites phrases comme: "Montebourg fait du Front national à gauche". Le trublion de mai 68 assoupi depuis bien longtemps, qui a toujours voulu choquer le bourgeois, se mobilise soudainement et en rajoute une couche supplémentaire: "Heureusement que Montebourg n’est pas aujourd’hui dans un gouvernement". Inutile, vain, et à l’heure d’une crise grave, alors que la souveraineté des pays européens risque d’être remise en cause par l’Allemagne, les mots de Montebourg ne sont sûrement pas de trop.
Daniel Cohn- Bendit est allemand, il a fait ce choix dans sa jeunesse pour ne pas se soumettre au service militaire en France. Il a renoncé à la candidature de l’élection présidentielle française pour ne pas être obligé de demander la double nationalité. Il est un fédéraliste, voudrait une Europe fédérale et dénonce aisément le "nationalisme" de Montebourg, de Chevènement ou de Mélenchon. C’est un choix respectable mais il me semble malgré tout que derrière cette conviction, sa position par rapport à la France reste ambigue.
J’ai choisi cette photo de Cohn Bendit pour deux raisons. D’abord en hommage pour l’auteur de la photo, le grand reporter photographe Gilles Caron disparu en 1970 à Saigon, puis pour l’image emblématique d’une période révolue, d’un homme qui aura marqué son époque, et qui a tant aimé, la Révolution.
Comme tout les "trublions" de cette génération…
Un type pas très constructif, à mon sens.
C’est surtout cet article qui ne l’est pas trop,car il effleure le sujet; pour moi CBendit est facilment caricaturable, mais dur à saisir; il semble très franc et nature dans les interview, mais pt-etre aussi flirte-t-il avec des think-tank liberaux type Europa-nova; bref je reste dubitatif tout en le trouvant,humainement parlant,sympathique.
Je dirais malgré tout que ma génération qui a connu l’époque d’ après guerre où les Allemands ne pouvaient être que des "BOCHES", n’a pas envie de revivre cette époque et que Montebourg n’est pas obligé de chasser sur les terres du FN ! Il faut reconnaître que souvent le silence est d’ OR…
Si maintenant défendre la souveraineté d’un pays c’est être du FN…, on aura tout vu.